Guinée équatoriale

A smiling young woman leans out of a home through a window.
Photo : © UN Photo

    L’ONU en Guinée équatoriale

    L’Organisation des Nations Unies (ONU) a été créée le 24 octobre 1945, après la Seconde Guerre mondiale. La Guinée équatoriale y a adhéré pour contribuer à réaliser une grande vision pour l'humanité : maintenir la paix et la sécurité dans le monde, promouvoir le développement durable et garantir les droits de l'homme. L’ONU compte 193 pays membres à l’heure actuelle, et son travail consiste à protéger la vie des populations aux quatre coins du monde. En tant que membre de l’ONU, la Guinée équatoriale a activement contribué et contribue encore à faciliter la mise en œuvre du mandat de l'ONU, que ce soit à travers son rôle de membre non permanent actif du Conseil de sécurité de l'ONU ou par sa contribution à l'amélioration de la vie et des moyens de subsistance des populations pauvres à travers le monde.

    Réalisations

    1. Égalité des sexes et autonomisation des femmes et des filles

    L'ONU fournit un soutien au pays pour l’aider à accroître le niveau de participation des femmes à la vie politique et à mettre au point des réformes législatives et des politiques et programmes sectoriels à cet effet. Le système des Nations Unies a contribué à l'établissement d'un Plan national de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, à l’actualisation du Code de la famille, à l'élaboration d'un projet de loi sur les violences faites aux femmes et aux filles, à l'élaboration d'un projet de loi visant à protéger les adolescentes enceintes et à l'élaboration d'une feuille de route sur la mise au point d’un plan de mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité. Tous ces plans, programmes et projets de loi visent à placer les femmes et les filles au centre de toutes les décisions prises, et ce dans l’optique de promouvoir le développement durable, la prospérité économique, l'action climatique et les droits humains, en particulier les droits des femmes et des filles.

    2. Appui à la lutte contre la pandémie de COVID-19

    Sous la direction technique de l'OMS, l’ONU a appuyé l’action du gouvernement dans le cadre de la réponse sanitaire à la COVID-19. Le système des Nations Unies - y compris les institutions financières internationales - a par ailleurs aidé le gouvernement à élaborer, comme pour tous les autres gouvernements du monde, un Plan national de réponse socio-économique à la COVID-19 et de relèvement post-pandémique (en anglais : Socio-Economic Response Plan) afin d’atténuer les effets de la COVID-19. Ce plan repose sur cinq piliers : 1) Protection des services et systèmes de santé ; 2) Protection sociale et fourniture de services de base ; 3) Protection des emplois, des petites et moyennes entreprises et des acteurs productifs les plus vulnérables ; 4) Réponse macroéconomique et collaboration multilatérale ; et 5) Cohésion sociale et résilience des communautés.

    3. Fonds d'affectation spéciale pluripartenaire des Nations Unies

    Un fonds d'affectation spéciale a été créé pour mobiliser les ressources financières qui permettent d’accélérer la mise en œuvre du PNUAD 2019-2023 et de contribuer à l'appel à l'action en faveur des objectifs de développement durable (ODD), du Programme 2030 et du Plan de développement durable 2035. Le Fonds d'affectation spéciale pluripartenaire aidera en outre au financement de la mise en œuvre du Plan national de relèvement socio-économique post-pandémique. Les fonds sont répartis sur quatre volets thématiques : 1) Soutien à la vaccination contre la COVID-19 ; 2) Renforcement des systèmes et gestion des connaissances ; 3) Bonne gouvernance et sécurité ; et 4) Relèvement et reconstruction.

    4. Appui à la transformation des systèmes alimentaires

    Sous la direction du Bureau du/de la coordonnateur/trice résident/te et par l'intermédiaire de ses entités (FAO, PNUD et UNICEF), l’ONU soutient le processus de transformation des systèmes alimentaires de la Guinée équatoriale. Ce soutien technique et cet accompagnement ont permis au pays de participer au Sommet mondial sur les systèmes alimentaires de 2021. En vue de préparer le pays à sa participation à ce sommet, deux dialogues nationaux inclusifs ont été organisés. Plus de 200 participants, tous des acteurs de la chaîne alimentaire, ont répondu présent. Ils ont abordé la question de la fragilité des systèmes alimentaires nationaux eu égard à la nécessité d’atteindre la sécurité alimentaire et les objectifs de développement durable (ODD). L'appui technique fourni par le système des Nations Unies a permis au pays de se doter d'une Feuille de route nationale stratégique, synthétique et pragmatique. Cette feuille de route tient compte des difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre, d’une part, des programmes et plans nationaux développés pour le secteur au cours des 25 dernières années et, d’autre part, des engagements pris par le pays au niveau international. Elle intègre en outre les enseignements tirés de ces difficultés.

    5. Réponse à l'urgence "7M" dans la ville de Bata

    Le 7 mars 2021, à midi, une série d'explosions se sont produites au niveau de l'arsenal du camp militaire de Nkoantoma, dans la ville de Bata. De nombreux bâtiments situés à proximité du camp ont été endommagés. 107 personnes, dont des enfants, ont été tuées, plus de 600 personnes ont été blessées et quelque 16.000 personnes ont été impactées par les explosions. Le système des Nations Unies a été le premier acteur à répondre à l'appel lancé par le pays pour obtenir de l’aide : l’ONU a déployé sur place des membres de l’équipe de pays et deux équipes de l'OCHA et du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique. Avec ses partenaires, l’ONU a fourni différents types d’appuis : conduite de diverses évaluations, dont des études d'impact rapide sur les causes des explosions ; évaluation des dégâts causés aux logements avec l’aide de technologies innovantes et avec le concours des jeunes ; analyse de la qualité de l'eau, notamment celle des puits ; distribution de produits alimentaires et non alimentaires, dont des trousses d'hygiène et des kits dignité ; mise en place de programmes travail contre rémunération et transferts d’argent au bénéfice des familles les plus vulnérables.

    6. Renforcement de la coopération par le dialogue et les partenariats

    La pandémie de COVID-19 a retardé la mise en œuvre du Plan-cadre de coopération (PNUAD) 2019-2023 conclu entre le système des Nations Unies, le gouvernement et un certain nombre d'autres partenaires. En vue de relancer ce partenariat, le gouvernement a organisé une retraite de haut niveau entre le 20 et le 22 novembre 2020, à Riaba City, avec l'équipe des Nations Unies. Cette retraite a permis de renforcer le dialogue, d'analyser les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du PNUAD et d'identifier des solutions. Après deux jours d’intenses discussions, 12 priorités majeures ainsi que des recommandations programmatiques ont été arrêtées. Un code de conduite visant à renforcer la coopération avec les différentes entités a également été convenu.

    Les données relatives à l’action menée par l'Équipe de pays de l’ONU dans le contexte de la COVID-19 sont disponibles via le Tableau de bord de pays de la Guinée équatoriale. 

    Pour en savoir plus, consultez le site GuineaEcuatorial.UN.org.

    Équipe de pays des Nations Unies en Guinée équatoriale

    Bureau du/de la Coordonnateur/trice résident/te
    Entités de l'ONU en Guinée équatoriale

    Documents clés de l'ONU

    PNUAD/Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable

    Date de début du cycle
    01 janvier 2019
    Date de fin du cycle
    31 décembre 2023
    Début du nouveau cycle
    01 janvier 2024